l’échappée vélodieuse

En velo je decouvre l'Amerique du Sud et Centrale, je navigue le long de la cordillere, entre montagne et mer... Direction: nord! Mais parfois certains sourires me font faire des detours et des retours... Plaines infinies et grandes villes, ports de pecheurs, et villages de montagne... Voila le recit de l'echappee velodieuse!

sueño


J'ai quitee Valparaiso au lever du soleil.

Je vous passe des fomalites emotionelles.

Hasta Calama: long voyage en bus sur une panamericaine toute droite, hostile au velo et completement ininteressante. Pititos et fous rires avec le conducteur au milieu de la nuit et dans sa cabine.

Doux moment de luciditee, voila Anais, pourquoi les routes sont dangereuses.

Visite des geyser del tatio a 4300 metre d'altitude. Il fesait -17, des flocons de neige et une tante pourrie de Montevideo. On c'est fait ramasser au milieu de rien par les carabineros.

Nuit d'angoisse dans le poste frontiere de la police chilienne  a plus de 4000 m.  On a fait des tours de garde toute la nuit, le couteaux suisse sous l'oreiller.

La peur de l'autre donne des ailes a l'imagination.

Descente de malade jusqu'a San pedro de atacama.

Le salar de uyuni dors sous 30 cm d'eau. Pendant qu'ici on creve de chaud, dans l'altiplano bolivien, c'est l'hiver. Tempetes, froid glacial et routes inondees. Un desert de haute montagne ou ne s'aventurent meme plus les 4/4 bourres de touristes inconscient.

Un de mes nombreux reves (traverser l'altiplano bolivien jusqu'au salar de Uyuni toujours en velo) se fait donc ecraser par mere nature et ses humeurs climatiques. (egalement par mon manque d'organisation, le coup de foudre pour valpo et les informations toujours d'une variete etonnante)

Finalement avec Marika nous allons tarverser les andes jusqu'au nord de l' argentine (Salta). Puis, sans tarder pedaler vers la Bolivie. Un projet moins risquee, moins interessant et plus facile. PLUS SÙRE aussi dirait ma mutti.

 

Je me rejouis des steaks de lamas.

 

 

 

 

 

 



Publié à 22:05, le vendredi 13 janvier 2012,
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La boule au ventre. 

 

Le 10 janvier c'est repartit.

Mais l'echapee velodieuse, au fond, part seulement pour pouvoir revenir...

 

Sa me fait mal au coeur rien que d'y penser, sa me bloque la gorge.

Ne vous moquez pas mais je suis tombee amoureuse.

 

Il y a la boutique au coin de la rue avec ce vieux monsieur qui se laisse paisiblement mourir tout en continuant de vendre ses bon O bon. Les ruelles anarchiques qui se tordent, se plient de plaisir, de souffrance de vieillesse. Elles racontent leurs histoires a tous les porteños, craquent, s'arretent subitement, se fissurent et se moquent de nos soupirs d'epuisment.

Il y a la mer, en fond, elle donne de la profondeur a Valparaiso, il y a des paquebots, enormes! ils sont charges pour l'europe, l'amerique du nord, l'asie.

COOP, rayons fruits et legumes: avocats, oranges, noix.

Il y a des departs des arrivees, Valparaiso est un port, mais d'abord un village. Un village qui existe pour les allees et venues, pour les marins, les paquebots, les avocats, les oranges! 

Ouverte au monde mais tellement intime!  La vallee du paradis a depuis toujours eu son identite bien a elle!

 

Mais  comment la decrire?

C'est un tout. Impossible a prendre en photo, impossible a peindre ou a imaginer, mysterieux, insaisisable, independant, fiere, humble, sincere. Un tout tout doux, heteroclite et harmonieux.

 

Le monsieur du coin de la rue, les escaliers, les ascenseurs douteux, les voleurs, le marchè, les couleurs, les peintures, les ateliers, bars, restaurant , les manifestations, les regards francs, l'accent qui me fait fondre, le sourire en coin, les gestes, une douceur, les petits kiosques comme des champinions, les poubelles, les chiens! chats,  les charmeurs, les joueurs, le livreur de sushis, le vent indisciplinee, le soleil, viña, les trolleys, le bordel,  l'agitations, la musique, les siffleurs, l'absurde, le marisco, les rencontres, les papillons, le sable, Bella vista, Equador, Templemann, avenida Condell, plaza Admiral Montt...

 

C'est un sentiment comme avant un rdv amoureux. A l'epoque de mon adolescence quand c'etait tres grave (je suis une personne qui vit un peu trop fort) ma mutti me donnait des fleurs de bach pour que je me calme avant un rencard. 

 

Valparaiso necessite, une bonne dose de calmants car parfois elle m'empeche meme de dormir. Et le soir derriere ma reception, quand la nuit tombe et qu'attendant le livreur de sushis qui a minuit va m'emmener au mirador, contempler la ville baignee dans ses lumieres, fumer un petito, boir du vin rouge, je n'arrive plus a tenir, j'ecris et j'ecris, j'ecoute de la musique, et je passe la moitie de mon temps au toilettes (je ne sais pas pourquoi quand je me rejouis trop de l'instant present j'ai toujours besoin de faire pipi...)

 

Et puis il y a une chanson qui m'accompagne depuis le debut de ce flirt: Initiales bb de Serge Gainsbourg. Peut etre que Brigitte Bardot me fait penser a Valparaiso. 

Oui, valparaiso c'est aussi une femme.

Sensuelle. Envoutante. Un piege. Un jour est en realitee une annee, un regard dure une eternite, un baiser embrasse tout l'horizon. J'aimerais ecrire un livre sur Valparaiso, dedier ma vie a explorer tout les coins, j'aimerais moi aussi donner a bouffer au chiens de la rue, j'aimerais ètre une porteña, pouvoir die "franchoute" au touristes francaises. Me rouler des dread, arriver constamment en retard, faire l'amour dans les ruelles, dans les ascenseurs, entre trois chiens et deux chats. J'aimerais apprender a cuisiner le marisco, pouvoir dire tout simplemet " no sé", caliner sans gène, sourire sans le savoir...

 

 

J'aimerais... j'aimerais, je veux, je peut!

Pero... L'echappee velodieuse reprend son vol, mais seulement pour faire bouder Valparaiso! pour pouvoir revenir plus tard et me jeter dans ses bras. Je suis serieusement entrain de douter (oue oue comme toujours je sais) du sens d'un voyage en velo a tarvers tout l'amerique du sud et jusqu'a l'amerique centrale...

 

Voyager signifie: traverser, traverser; ramasser quelques impressions en vrac et puis les disperser dans sa tete.

Mais tout est tellement different! Tu peux pas l'integrer, pas le temps, encore des nouvelles choses, on peut tout juste les engistrer sans les classer. Faire des photos sans les developper, se lier d'amitie sans jamais se retrouver, s'interesser sans approfondir, apprendre la langue mais pas ses accents...

Et encore! Je voyage a velo... Je pense serieusement que voyager a quatre pattes reste le meilleurs moyen de transport d'un point de vue lenteur.

Mais je me dit qu'avoir constamment les yeux rives au sol c'est quand meme un peu chiant. A moins qu'on trouve de l'argent et qu'on fasse fortune. (comme Vani, elle loupe tout les beaux mecs mais son pere, maintenant, il a une Ferrari)

 

Je m'egare.

 

Si je pouvais, j'epouserais Valparaiso.

Mais sa reste une ville, avec ses cacas des chiens, son bruit, ses dechets et ses voleurs au sourire d'enfer.   

 

 

 



Publié à 01:32, le jeudi 29 décembre 2011,
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... a Valparaiso (part.1)

 

 



Publié à 16:16, le vendredi 25 novembre 2011,
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... a Valparaiso (part.2)

 

 

 50 ans apres...  

Qu'est-ce qui a reelement change?  

Je me promene dans les petites ruelles, monte a pied et descend en ascenseur. Je rigole avec le soleil et admire les peintures sur les murs... D'abord que des belles rencontres et puis un petit travail...

L'echappee velodieuse... se repose, admire, apprend, prend le temps! Je vais rester a valparaiso, un peu, beaucoup, je ne sais pas trop, difficile de prendre des decisions, alors je me laisse porter par mes papillons...



Publié à 01:04, le vendredi 25 novembre 2011,
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Un poco de todo

Hola!


Rosario etait fou, beau, sauvage. Il y avait des torses nus, un pecheur sans dents, des graffitis. Une sympathie differente, moins intrusive que dans le reste de l'Argentine, le Rio Parana et ses poissons, des musees a volontes...


Et puis l'universite d'Anthropologie. Je suis desolee Lausanne, tu me semble trop polie et discret. A Rosario les etudiants ont la flamme! Ils manifestent pour tout, revendiquent, assument, dessinent sur le sol et rient au eclats. Tout est a conquerir, a comprendre, tout est mouvement et transition. La bibliotheque pue la transpiration, les escaliers partent en freestyle et quant au 4 eme elle rigole comme une folle je l'entend au sous sol.

 

J'ai promis a Rosario de revenir. Il n'est pas comme les autres; je sais qu'il va m'attendre.

Et l'echappee velodieuse file vers l'ouest...   Moliere et Evelyne sont egalement du voyage. Moliere est un bon velo, il a des capacites speciales*, adore faire des bruits bizarre. Evelyne me fait flipper la nuit dans la tente "bon moi je met les boules quies, je ne veux rien entendre!"  et elle me soutiens, m'encourage, m'enthousiasme avec sa determination et sa bonne humeur. 

C'etait une belle rencontre.


Et puis de pedale en pedale on arrive a Mendoza, Grande ville ininteressante mais! au pied des andes.

 Je frissonne de bonheur, j'ai des papillons au ventre, j'angoisse a mort. Je vais traverser les andes en velo.

Evelyne me quitte ainsi que Moliere. Petit delire seule a l'hostel; je me prend une cuite monumentale avec un touriste espagnol, cuisinier vegetarien qui a une boucle en or dans chaque oreille.

Bien sur, incapable d'etre seule, je rencontre un francais sur la routa 7, voyageur en velo couche il est partie de l'alaska il y a 18 mois.  On fait la montee des andes enesemble.


Puente del Inca. 3000 m.

Le velo couchee continue son chemin mais moi je reste. Petit village d'une demie douzaine d'habitants perdu dans les hauts plateaux andins. Je m'installe comfortablement parmis les cafards et autres bestioles charmante dans le seul hotel du lieu. Il ya tellement de vent! Tout se plie et se tord.

Gregoire se repose pendant que je tente l'ascension de l'Aconcagua ;-) 6962 m. d'altitude, la montagne la plus haute en Amerique. Vers les 4000 m. esouflee je m'arrete. Les papillons se figent dans mon ventre, le voila tout pret.

Je reviendrais, promis. Avec des chaussures de marche et Rosario. 

Et puis viens cette descente tant esperee et tellement souvent imaginee....

4 crevaisons !

 J'ai fini par faire du stop. C'est beau l'aventure... c'est beau de descendre cette magnifique route des andes du cote Chilien dans un camion qui siffle, transpire, quine et qui ne m'inspire aucune confiance!

Bon le camionneur, Luis, (egalement motard) afin de me remonter le moral m'invite au restaurant et me fait gouter toutes les specialitees du pays .

J'atteri finalement a Los Andes, petit village chilien aaabsolument pas touristique, a 120 km de Santiago la capìtale.

Je savais que je ne suis pas typee chilienne ... mais les reactions sont tout de meme extremes! Je cree un attroupement meme lorsque je vais acheter une glace (chose qui arrive relativement souvent)

Mais, me voila a Santiago de Chile et au dessus de ma tete il y a un enorme nuage de smog. Demain je pedale en direction de Valparaiso...

 

Pablo Neruda, la mer, le port...

et puis apres ...


... je ne sais pas encore

 

 




Publié à 01:54, le dimanche 20 novembre 2011,
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petit delire

 

 



Publié à 03:02, le samedi 19 novembre 2011,
Mots clefs :

los andes

 

Et au loin... L'Aconcagua ( 6962 m.)



Publié à 02:18, le samedi 19 novembre 2011,
Mots clefs :

petit delire 1



Publié à 01:45, le samedi 19 novembre 2011,
Mots clefs :

los andes

 

Gregoire, mon Sapo, les andes et moi



Publié à 02:59, le vendredi 18 novembre 2011,
Mots clefs :

los andes

 Passage qu'emprunta le general San Martin et son armee a tarvers les andes:  En route pour la liberation du Chile!



Publié à 02:59, le vendredi 18 novembre 2011,
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et au loin...

 

...l'objectif numero 2.



Publié à 02:40, le vendredi 18 novembre 2011,
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los andes

 Mules; Puente del Inca



Publié à 02:03, le vendredi 18 novembre 2011,
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