l’échappée vélodieuse

En velo je decouvre l'Amerique du Sud et Centrale, je navigue le long de la cordillere, entre montagne et mer... Direction: nord! Mais parfois certains sourires me font faire des detours et des retours... Plaines infinies et grandes villes, ports de pecheurs, et villages de montagne... Voila le recit de l'echappee velodieuse!


La boule au ventre. 

 

Le 10 janvier c'est repartit.

Mais l'echapee velodieuse, au fond, part seulement pour pouvoir revenir...

 

Sa me fait mal au coeur rien que d'y penser, sa me bloque la gorge.

Ne vous moquez pas mais je suis tombee amoureuse.

 

Il y a la boutique au coin de la rue avec ce vieux monsieur qui se laisse paisiblement mourir tout en continuant de vendre ses bon O bon. Les ruelles anarchiques qui se tordent, se plient de plaisir, de souffrance de vieillesse. Elles racontent leurs histoires a tous les porteños, craquent, s'arretent subitement, se fissurent et se moquent de nos soupirs d'epuisment.

Il y a la mer, en fond, elle donne de la profondeur a Valparaiso, il y a des paquebots, enormes! ils sont charges pour l'europe, l'amerique du nord, l'asie.

COOP, rayons fruits et legumes: avocats, oranges, noix.

Il y a des departs des arrivees, Valparaiso est un port, mais d'abord un village. Un village qui existe pour les allees et venues, pour les marins, les paquebots, les avocats, les oranges! 

Ouverte au monde mais tellement intime!  La vallee du paradis a depuis toujours eu son identite bien a elle!

 

Mais  comment la decrire?

C'est un tout. Impossible a prendre en photo, impossible a peindre ou a imaginer, mysterieux, insaisisable, independant, fiere, humble, sincere. Un tout tout doux, heteroclite et harmonieux.

 

Le monsieur du coin de la rue, les escaliers, les ascenseurs douteux, les voleurs, le marchè, les couleurs, les peintures, les ateliers, bars, restaurant , les manifestations, les regards francs, l'accent qui me fait fondre, le sourire en coin, les gestes, une douceur, les petits kiosques comme des champinions, les poubelles, les chiens! chats,  les charmeurs, les joueurs, le livreur de sushis, le vent indisciplinee, le soleil, viña, les trolleys, le bordel,  l'agitations, la musique, les siffleurs, l'absurde, le marisco, les rencontres, les papillons, le sable, Bella vista, Equador, Templemann, avenida Condell, plaza Admiral Montt...

 

C'est un sentiment comme avant un rdv amoureux. A l'epoque de mon adolescence quand c'etait tres grave (je suis une personne qui vit un peu trop fort) ma mutti me donnait des fleurs de bach pour que je me calme avant un rencard. 

 

Valparaiso necessite, une bonne dose de calmants car parfois elle m'empeche meme de dormir. Et le soir derriere ma reception, quand la nuit tombe et qu'attendant le livreur de sushis qui a minuit va m'emmener au mirador, contempler la ville baignee dans ses lumieres, fumer un petito, boir du vin rouge, je n'arrive plus a tenir, j'ecris et j'ecris, j'ecoute de la musique, et je passe la moitie de mon temps au toilettes (je ne sais pas pourquoi quand je me rejouis trop de l'instant present j'ai toujours besoin de faire pipi...)

 

Et puis il y a une chanson qui m'accompagne depuis le debut de ce flirt: Initiales bb de Serge Gainsbourg. Peut etre que Brigitte Bardot me fait penser a Valparaiso. 

Oui, valparaiso c'est aussi une femme.

Sensuelle. Envoutante. Un piege. Un jour est en realitee une annee, un regard dure une eternite, un baiser embrasse tout l'horizon. J'aimerais ecrire un livre sur Valparaiso, dedier ma vie a explorer tout les coins, j'aimerais moi aussi donner a bouffer au chiens de la rue, j'aimerais ètre une porteña, pouvoir die "franchoute" au touristes francaises. Me rouler des dread, arriver constamment en retard, faire l'amour dans les ruelles, dans les ascenseurs, entre trois chiens et deux chats. J'aimerais apprender a cuisiner le marisco, pouvoir dire tout simplemet " no sé", caliner sans gène, sourire sans le savoir...

 

 

J'aimerais... j'aimerais, je veux, je peut!

Pero... L'echappee velodieuse reprend son vol, mais seulement pour faire bouder Valparaiso! pour pouvoir revenir plus tard et me jeter dans ses bras. Je suis serieusement entrain de douter (oue oue comme toujours je sais) du sens d'un voyage en velo a tarvers tout l'amerique du sud et jusqu'a l'amerique centrale...

 

Voyager signifie: traverser, traverser; ramasser quelques impressions en vrac et puis les disperser dans sa tete.

Mais tout est tellement different! Tu peux pas l'integrer, pas le temps, encore des nouvelles choses, on peut tout juste les engistrer sans les classer. Faire des photos sans les developper, se lier d'amitie sans jamais se retrouver, s'interesser sans approfondir, apprendre la langue mais pas ses accents...

Et encore! Je voyage a velo... Je pense serieusement que voyager a quatre pattes reste le meilleurs moyen de transport d'un point de vue lenteur.

Mais je me dit qu'avoir constamment les yeux rives au sol c'est quand meme un peu chiant. A moins qu'on trouve de l'argent et qu'on fasse fortune. (comme Vani, elle loupe tout les beaux mecs mais son pere, maintenant, il a une Ferrari)

 

Je m'egare.

 

Si je pouvais, j'epouserais Valparaiso.

Mais sa reste une ville, avec ses cacas des chiens, son bruit, ses dechets et ses voleurs au sourire d'enfer.   

 

 

 


Publié à 01:32, le jeudi 29 décembre 2011,
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